Paris n’avait pas connu un tel épisode hivernal depuis plusieurs années. Ce lundi 5 janvier 2026, la neige s’est invitée en quantité sur la capitale et l’Île-de-France, transformant les rues parisiennes en décor de carte postale. Un spectacle rare qui a émerveillé les habitants et les touristes, mais qui a aussi provoqué une désorganisation massive des transports et une journée particulièrement éprouvante pour des milliers de Franciliens.
Un épisode neigeux d’ampleur inhabituelle en région parisienne
Après quelques flocons symboliques observés fin décembre, la neige est tombée de manière continue et soutenue sur Paris dès la mi-journée. L’épisode, amorcé le matin sur la Normandie et la Bretagne, s’est progressivement déplacé vers l’Île-de-France avant de toucher les Pays de la Loire et la façade atlantique.
Selon les données de Météo-France, entre 5 et 6 centimètres de neige ont été relevés en région parisienne. Un cumul suffisant pour perturber fortement la circulation dans une zone peu préparée à ce type de conditions météorologiques. Au total, 26 départements du nord-ouest de la France ont été placés en vigilance orange neige-verglas.
Paris sous la neige, un spectacle rare et photogénique
Si les conséquences pratiques ont été lourdes, l’aspect visuel de Paris sous la neige a, lui, marqué les esprits. Dès les premières heures, photographes amateurs, promeneurs et touristes ont investi les lieux emblématiques de la capitale.
Le Champ-de-Mars, la Tour Eiffel, le Jardin des Tuileries, la place des Vosges, le Palais-Royal ou encore le Louvre se sont retrouvés recouverts d’un manteau blanc, offrant des images spectaculaires largement partagées sur les réseaux sociaux. La pyramide du Louvre, illuminée sur fond enneigé, a notamment attiré de nombreux curieux malgré le froid.
À Montmartre, la neige a donné lieu à des scènes insolites. Sur la colline du Sacré-Cœur, luges improvisées, batailles de boules de neige et même descentes à ski ont animé l’après-midi, rappelant l’atmosphère d’une station de montagne en plein cœur de Paris.
Transports paralysés et embouteillages historiques
Derrière cette ambiance féérique, la réalité a rapidement rattrapé les Franciliens. Dès l’après-midi, la circulation s’est fortement dégradée. Les bus ont cessé de circuler dans Paris, tandis que les axes routiers se sont saturés à l’approche de l’heure de la sortie des bureaux.
En fin de journée, les embouteillages ont atteint un niveau record avec plus de 1 020 kilomètres de bouchons cumulés en Île-de-France. Routes secondaires impraticables, chaussées glissantes et ralentissements en chaîne ont piégé de nombreux automobilistes.
Dans plusieurs secteurs, des chauffeurs routiers et des conducteurs sont restés bloqués pendant des heures, certains étant contraints de passer la nuit dans leur véhicule, faute de pouvoir poursuivre leur trajet.
Une région peu habituée à la neige
Si la neige reste un phénomène relativement courant dans certaines régions françaises, elle demeure exceptionnelle à Paris. Cette rareté explique en partie les difficultés rencontrées. De nombreux départements ont suspendu les transports scolaires, tandis que les services de déneigement ont été mis à rude épreuve.
La situation a également compliqué les déplacements à vélo et à pied, les trottoirs devenant rapidement glissants. Malgré les appels à la prudence, beaucoup ont choisi de profiter du moment, reléguant au second plan les contraintes liées à la météo.
Entre émerveillement collectif et réalité logistique
L’épisode de Paris sous la neige illustre une nouvelle fois le contraste saisissant entre la beauté d’un événement météorologique rare et ses conséquences concrètes sur le quotidien. Si les images resteront gravées dans les mémoires, la journée aura aussi mis en lumière la vulnérabilité des grandes métropoles face aux aléas climatiques.
Alors que la neige devrait progressivement fondre dans les prochaines heures, les autorités appellent à la vigilance sur les routes encore verglacées. Pour beaucoup de Franciliens, cette journée restera celle d’un Paris sublime… mais paralysé.

