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par | 8 Jan 2026

PSG-OM au Koweït : Paris joue une finale loin de Paris

Marquinhos provoque, les compos se dessinent : tout comprendre avant 19h Paris adore les symboles. Le Parc des Princes, les nuits de février qui sentent la fumée froide, les discussions de comptoir qui finissent en “de toute façon, c’est un Classique”. Et puis, sans prévenir, on prend ce mythe et on l’embarque dans un avion : le Trophée des Champions entre le PSG et l’OM se joue jeudi 8 janvier 2026, à 19h (heure française)… au Koweït, dans le Jaber Al-Ahmad International Stadium à Koweït City. Ce n’est pas un match “de plus”. C’est une finale, un trophée qui ouvre l’année 2026 pour Paris, et un Classique qui arrive avec son bruit habituel : ego, mémoire, rivalité, et cette obsession collective pour la phrase de trop. Un Classique délocalisé au Koweït La donnée brute, celle qui fixe tout : le rendez-vous se tient hors de France. Le match se dispute au Koweït, avec un coup d’envoi à 19h en France et 21h sur place. Le décor porte un nom très “finale internationale” : Jaber Al-Ahmad International Stadium, à Koweït City. Sports.fr+1 Le trophée, lui, garde son rôle : il met face à face le champion de France et le vice-champion […]
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Marquinhos provoque, les compos se dessinent : tout comprendre avant 19h

Paris adore les symboles. Le Parc des Princes, les nuits de février qui sentent la fumée froide, les discussions de comptoir qui finissent en “de toute façon, c’est un Classique”. Et puis, sans prévenir, on prend ce mythe et on l’embarque dans un avion : le Trophée des Champions entre le PSG et l’OM se joue jeudi 8 janvier 2026, à 19h (heure française)… au Koweït, dans le Jaber Al-Ahmad International Stadium à Koweït City.

Ce n’est pas un match “de plus”. C’est une finale, un trophée qui ouvre l’année 2026 pour Paris, et un Classique qui arrive avec son bruit habituel : ego, mémoire, rivalité, et cette obsession collective pour la phrase de trop.

Un Classique délocalisé au Koweït

La donnée brute, celle qui fixe tout : le rendez-vous se tient hors de France. Le match se dispute au Koweït, avec un coup d’envoi à 19h en France et 21h sur place. Le décor porte un nom très “finale internationale” : Jaber Al-Ahmad International Stadium, à Koweït City. Sports.fr+1

Le trophée, lui, garde son rôle : il met face à face le champion de France et le vice-champion de Ligue 1 dans une affiche qui sert autant la vitrine que le palmarès. Dans ce cas précis, le PSG arrive avec l’étiquette “champion et vainqueur de la Coupe de France” sur la saison précédente, et l’OM comme dauphin. 90min.com+1

Même le stade raconte quelque chose. On parle d’une enceinte associée à un projet chiffré autour de 165 millions d’euros dans certaines présentations du lieu. C’est un rappel sec : ce Classique ne se vend plus seulement à Paris ou Marseille. Il se vend au monde.

La phrase de Marquinhos qui a mis l’huile

Les finales se jouent sur un détail. Les Classiques, eux, se jouent aussi sur une phrase. À la veille du match, Marquinhos a lâché une formule qui a la simplicité d’un coup de lame : “Marseille ne me fait jamais peur.” Sports.fr

Le reste du message tient en trois lignes, et il pose un cadre net : pas de panique annoncée, mais du respect et une promesse de jouer pour gagner. La scène se passe en conférence de presse, la veille du match, avec le décor koweïtien en arrière-plan. Sports.fr+1

Cette phrase n’existe pas en apesanteur. Elle cible l’adversaire, mais elle vise aussi une idée : le PSG se présente comme un club qui doit rester dominant, même après un accroc.

Le contexte qui rend la finale électrique

Ce Trophée des Champions arrive avec une histoire récente, et elle pique. Le premier Classique de la saison s’est joué à Marseille, au Stade Vélodrome, le lundi 22 septembre 2025, pour une victoire marseillaise 1-0.

Le but tombe tôt : une tête de Nayef Aguerd, sur une action où le gardien parisien Lucas Chevalier se trompe dans sa lecture. Ce match avait été reporté à cause d’intempéries, et il s’était même retrouvé coincé dans un timing absurde avec la période du Ballon d’Or. Sports.fr+2Reuters+2

La victoire de l’OM avait aussi une portée statistique : c’était leur première victoire à domicile en championnat contre Paris depuis 2011, selon plusieurs comptes-rendus de référence. Voilà pourquoi la finale du 8 janvier n’a rien d’un match “neutre”. Elle porte une revanche dans l’air, même quand les mots officiels tentent de la dissoudre.

Une finale, pas une revanche : le discours officiel

Le staff parisien a choisi une ligne claire : parler de finale, pas de vengeance. L’entraîneur Luis Enrique a insisté sur l’idée que le contexte change tout : un Classique en finale demande surtout de gérer les émotions et de soigner les détails.

Ce discours ne nie pas le passé. Il le range dans un tiroir. Paris veut contrôler le match, garder la possession, presser vite à la perte. En face, Roberto De Zerbi reconnaît la force du PSG, tout en assumant une ambition : faire exister Marseille dans une affiche qui dépasse la Ligue 1. Reuters+1

Ce contraste donne une lecture simple : Paris veut imposer sa méthode. Marseille veut survivre à la vague, puis planter une banderille.

Les absents qui comptent vraiment

Avant même de parler onze, il faut parler trous dans la feuille de match. Côté Paris, plusieurs absences restent installées. Le groupe se présente notamment sans Achraf Hakimi (retenu par la CAN), et d’autres joueurs cités comme indisponibles dans les derniers points d’équipe, dont Lee, Safonov et Mbaye. CulturePSG

Ces absences pèsent sur l’équilibre, parce qu’elles touchent à des postes où Paris aime accélérer : les couloirs, la relance, les options de rotation. Paris doit donc aligner ses certitudes, pas ses caprices.

Marseille, lui, doit aussi composer avec la CAN. Dans certaines projections, Aguerd manque à l’appel, ce qui reconfigure l’axe défensif.

Le PSG attendu avec la “vraie équipe”

Le cadre annoncé ressemble à une déclaration d’intention : Paris doit sortir une équipe type. Dans les compositions probables, Lucas Chevalier apparaît dans le but. Devant lui, on retrouve une ligne avec Zaïre-Emery, Marquinhos, Pacho et Nuno Mendes.

Au milieu, la logique reste stable : João Neves, Vitinha, Fabian Ruiz. Ce trio sert un plan très PSG : contrôler, faire circuler, étouffer, puis accélérer dans le dernier tiers.

Devant, la projection donne du poids : Désiré Doué à droite, Ousmane Dembélé dans l’axe, Khvicha Kvaratskhelia à gauche. L’incertitude annoncée tourne surtout autour du secteur offensif, avec l’idée d’un arbitrage possible sur un poste, mais la tendance pointe vers ce trio-là.

Dans cette version, Paris aligne un message limpide : pas de calcul, pas de bricolage. On prend les titulaires disponibles. On joue la coupe.

L’OM en 3-4-3 et la question du numéro 9

Marseille, lui, apparaît dans une structure en 3-4-3 dans les compositions probables. Le gardien annoncé : Geronimo Rulli.

La défense à trois se dessine avec Pavard, Balerdi et Medina. Sur les côtés, les rôles de pistons se projettent avec Weah à droite et Emerson à gauche.

Au cœur du jeu, le socle contient Højbjerg et un partenaire annoncé avec une hésitation, mais Kondogbia apparaît comme favori dans certaines lectures.

Devant, la base semble plus solide sur les ailes : Greenwood à droite, Paixão à gauche. La vraie interrogation se loge dans l’axe : Aubameyang ressort comme option principale, avec Gouiri en alternative possible.

Cette incertitude n’est pas un détail. Dans un 3-4-3, le 9 doit fixer, respirer sous pression, et transformer la moindre transition en menace réelle. Sans ça, le système devient un exercice de résistance.

Le duel Chevalier–Marseille : mémoire immédiate

Le match de septembre a laissé une trace. La victoire marseillaise s’est construite sur une action où Chevalier s’est trompé et où Aguerd a puni de la tête.

Dans cette finale, les compositions probables remettent Chevalier au centre du décor. Et elles remettent aussi Greenwood dans le tableau, lui qui avait délivré le centre décisif sur le but de septembre, dans certains récits de match.

Ce type de répétition nourrit toujours la dramaturgie : mêmes noms, même tension, nouveau lieu, et un trophée au bout. La différence, c’est que cette fois, Paris peut répondre immédiatement par un titre, pas par une semaine de discours.

Le couloir droit parisien face au 3-4-3 marseillais

Sans Hakimi, Paris doit bricoler intelligemment, pas artistiquement. La projection place Zaïre-Emery dans une position de latéral droit. Face à lui, Marseille annonce un duo couloir : Paixão ou Greenwood selon le côté, et surtout le piston Weah sur la droite marseillaise.

Ce type de duel décide souvent l’allure du match. Si Paris verrouille les transitions, Marseille doit défendre bas et longtemps. Si Marseille trouve des sorties rapides, le match s’ouvre, et la finale devient nerveuse.

L’équilibre se joue aussi au milieu. Avec Vitinha et João Neves, Paris vise une circulation propre et un pressing immédiat. Marseille répond avec Højbjerg comme point d’ancrage. Là encore, c’est très concret : récupérer vite, ou courir après le ballon.

Pourquoi ce match parle autant à Paris, même à 4 500 km

Paris se retrouve souvent dans des matchs “globaux”, parce que le PSG occupe une place qui dépasse la Ligue 1. Cette finale au Koweït l’illustre : même le cadre officiel insiste sur un événement organisé en partenariat local, dans une logique de vitrine. Sportune+1

Pour les supporters parisiens, le paradoxe frappe : le club joue une finale importante, mais loin de ses tribunes naturelles. Pour la ville, l’effet reste le même : cafés, écrans, groupes de discussion, et cette capacité parisienne à transformer un match de 90 minutes en soirée entière.

Le coup d’envoi à 19h colle parfaitement à la géographie urbaine : sortie de boulot, métro, écran, puis débat. Et la diffusion annoncée sur Ligue 1+ fixe la porte d’entrée du match pour la plupart des foyers.

Un trophée qui pèse plus qu’un “match de janvier”

On a tendance à minimiser le Trophée des Champions quand on aime jouer les blasés. Erreur classique. C’est un titre, une finale, un premier marqueur de l’année. CulturePSG+1

Pour Paris, le message est simple : prendre le trophée et installer un rythme. Pour Marseille, l’enjeu devient encore plus clair : battre Paris deux fois sur une même saison, et le faire avec un titre à la clé.

Et au milieu, il y a cette phrase de Marquinhos. Six mots. Une promesse implicite de ne pas plier. Une manière de dire que Paris veut “remettre les choses en place” après la défaite de septembre, formule que le capitaine a aussi utilisée dans un autre cadre médiatique.

À 19h, le reste n’existera plus : ni les conférences, ni les projections, ni les débats. Seulement un match, une coupe, et deux villes qui se reconnaissent surtout quand elles se détestent sportivement.

Tom, rédacteur passionné chez ANousParis 🖋️. Je couvre toute l'actu parisienne - culture, événements, et tendances de la Ville Lumière! 🗼