par | 10 Juil 2024

Édouard Philippe et les Républicains : l’accord technique à l’Assemblée

Édouard Philippe propose un accord technique avec Les Républicains à l'Assemblée nationale. Un mariage de raison pour éviter le naufrage électoral imminent, mais aussi une alliance risquée qui pourrait bien se retourner contre ses instigateurs.
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Ah, la politique française. Un terrain de jeu où les alliances se font et se défont au gré des intérêts personnels et des ambitions. Dans ce marigot bouillonnant, Édouard Philippe, ancien Premier ministre et actuel maire du Havre, se pose en stratège de la realpolitik avec sa dernière trouvaille : un « accord technique » avec Les Républicains (LR) à l’Assemblée nationale. Et franchement, on n’est pas déçus du spectacle.

Un mariage de raison, pas d’amour

Derrière ce terme d’« accord technique », ne te méprends pas, il ne s’agit pas d’une idylle passionnée entre Édouard Philippe et Les Républicains. On est plus proche d’un mariage de raison, un pacte signé sur le coin d’une table pour éviter le naufrage électoral. Édouard Philippe, en bon tacticien, a compris que pour survivre dans cette jungle politique, il faut savoir composer avec ses anciens adversaires.

Pourquoi un accord maintenant ?

La question brûle les lèvres : pourquoi maintenant ? C’est simple. Les élections législatives approchent, et la macronie, sans la figure charismatique d’Emmanuel Macron au sommet de sa popularité, risque de se prendre une claque monumentale. Édouard Philippe, qui joue la carte de l’homme d’État responsable, voit dans cette alliance une bouée de sauvetage. Et il n’est pas le seul : Les Républicains, à la dérive depuis des lustres, y voient une chance de grappiller quelques sièges et de rester dans le jeu politique.

Un accord technique, c’est quoi ?

L’idée d’un « accord technique » peut sembler absconse. En gros, c’est un pacte où chacun s’engage à ne pas se marcher sur les pieds lors des élections, pour maximiser les chances de succès des deux camps. Un partage des circonscriptions, une répartition des rôles, et hop, on tente de garder la majorité. C’est un peu comme deux boxeurs qui décident de se partager le ring pour ne pas se prendre de coups inutiles.

La droite en mode survie

Pour Les Républicains, cet accord est une bouffée d’oxygène. Après avoir essuyé défaite sur défaite, ils se raccrochent à cette alliance comme à une planche de salut. Leur électorat, vieillissant et déprimé, voit en Édouard Philippe une figure rassurante, un type capable de redonner un peu de lustre à une droite en plein naufrage. Mais attention, cet accord est loin d’être un chèque en blanc. Les tensions internes sont nombreuses, et il ne faudra pas grand-chose pour que tout ce beau monde se tire dans les pattes.

Les risques d’un tel pacte

Un accord technique, c’est bien joli sur le papier, mais la réalité est souvent plus cruelle. Pour Édouard Philippe, le risque est de se voir accoler l’étiquette d’opportuniste, celui qui pactise avec l’ennemi pour sauver sa peau. Pour Les Républicains, c’est un pari risqué qui pourrait se retourner contre eux si l’électorat voit cette alliance comme un renoncement à leurs valeurs. Et puis, n’oublions pas que la politique est un sport de combat. À la moindre occasion, les coups bas pleuvent.

Léna

Exploratrice des tendances parisiennes chez « A Nous Paris ». Du shopping à la société, je déniche l’inédit avec une touche décalée ! ✨📰