par | 15 Oct 2024

Doliprane ou comment faire du fric sur nos migraines

Ah, le Doliprane. Ce petit cachet jaune qui nous sort de la torpeur dès qu’une barre se forme au milieu du front, quand la vie devient soudainement trop bruyante, trop lumineuse. Mais derrière le geste banal d’acheter sa boîte en pharmacie, il y a tout un jeu de business bien ficelé. Sanofi, ce gentil géant de la santé, a flairé le bon filon depuis des lustres. Et aujourd'hui, ce n'est plus vraiment une question de soulager la douleur, mais bien de remplir les poches.
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sanofi, ou l’art du capitalisme masqué

Dans les bureaux feutrés de Sanofi, il ne s’agit pas juste de se préoccuper des migraines de mémé. Non, ce qui les fait vibrer, c’est la rentabilité. Derrière chaque boîte de Doliprane, il y a une vision très claire : faire du cash. C’est la stratégie la plus froide, la plus crue du capitalisme. Et on est censé avaler ça comme on avale notre comprimé de 1000mg ?

Regardons les choses en face. Le Doliprane, c’est le Coca-Cola de la pharmacie. Tout le monde en consomme, tout le monde y est accro. Tu tousses ? Doliprane. T’as mal à la tête ? Doliprane. Une gueule de bois ? Bah… devine quoi ? Ça serait presque marrant si ce n’était pas si cynique. Derrière chaque douleur, Sanofi se frotte les mains. Avec environ 500 millions de boîtes vendues par an, on n’est plus dans le domaine de la santé publique, mais dans celui de la gestion de stock de supermarché.

un médicament star, mais à quel prix ?

Alors oui, Doliprane soulage. Personne ne va dire le contraire. Mais ce qui nous intéresse ici, c’est le foutage de gueule en règle de Sanofi. Parce que, voyez-vous, cette petite pilule est loin d’être rare ou compliquée à produire. Le paracétamol, c’est vieux comme Hérode. Ce n’est pas un produit high-tech, ce n’est pas une nouvelle molécule révolutionnaire. Mais Sanofi réussit à nous faire croire qu’on ne pourrait pas vivre sans.

Et le pire dans tout ça ? C’est qu’on en vient à se demander pourquoi les prix grimpent lentement mais sûrement, sous couvert de soi-disant pénuries, de coûts de production en hausse. Bah voyons. Vous pensez vraiment que le coût du paracétamol a explosé depuis les années 60 ? Mais non, c’est juste qu’avec la demande croissante, c’est tellement facile d’ajuster les prix à la hausse.

l’industrie pharma : des sangsues déguisées en sauveurs

Sanofi, c’est un peu ce pote que tu pensais sympa, mais qui te taxe discrètement à chaque soirée. Il se pointe avec sa boîte de cachets, te sauve la mise pour tes maux de tête, mais tu réalises qu’en fait, il te fait cracher un billet à chaque fois. Et tu reviens toujours. C’est la grande arnaque du bien commun privatisé.

Le marketing est subtil. Sanofi ne te vend pas un médicament, non. Ils te vendent du soulagement immédiat, du réconfort, l’idée que la douleur a une solution rapide et simple. Un peu comme McDo qui te vend du bonheur dans un sandwich. Et toi, tu y crois. Parce que tu veux y croire. Parce que la vie est déjà assez compliquée comme ça, alors si on peut soulager un truc aussi basique qu’une migraine, on prend.

doliprane, ou le symptôme d’un problème plus grand

Mais le Doliprane n’est qu’une métaphore. Le symbole de tout un système où la santé est devenue un business comme un autre. On joue avec nos angoisses, nos petits bobos, nos douleurs pour nous faire consommer toujours plus. Et ce n’est pas propre à Sanofi, même si l’exemple est particulièrement frappant. Ça concerne toute l’industrie pharma qui a réussi à faire de nos corps une usine à profits.

Alors, la prochaine fois que tu te jetteras sur ta boîte de Doliprane, pose-toi la question : est-ce vraiment un simple comprimé que tu avales, ou une partie de ton libre-arbitre qui fond sous ta langue ? Parce qu’à ce rythme-là, on est bien partis pour gober tout ce qu’on nous sert, sans même poser de questions.

au final

Sanofi et ses copains, ils ont bien compris qu’on ne voulait pas de discours compliqués ou de remises en question philosophiques. Juste de l’efficacité immédiate. Et ils l’exploitent, jusqu’à l’écœurement. Mais bon, en même temps, qui peut leur en vouloir ? Tant qu’on continue d’acheter. Tant qu’on continue de croire qu’une boîte de Doliprane est plus qu’un simple produit parmi d’autres. Moi, j’ai décidé d’ouvrir les yeux, même si ça me file la migraine.

Tom, rédacteur passionné chez ANousParis 🖋️. Je couvre toute l'actu parisienne - culture, événements, et tendances de la Ville Lumière! 🗼