Paris 2024 : le rêve olympique qui vire au cauchemar
Les JO, ça vous fait rêver, hein ? Les cérémonies fastueuses, les records qui tombent, le monde entier qui a les yeux rivés sur Paris. Mais voilà, la réalité est un peu plus… dégueulasse. On parle d’expulsions de familles, de riverains dégagés comme des malpropres pour laisser place à des stades temporaires et des villages olympiques. Ah, le progrès ! Et ne parlons même pas des chiffres : des milliards d’euros dépensés dans des infrastructures qui, soyons honnêtes, serviront trois semaines puis tomberont en ruine, comme un vieux décor de cinéma qu’on abandonne dans le désert.
Mais c’est ça, la magie olympique, non ? On prend une ville, on la maquille à coups de millions, et quand tout le monde est parti, on laisse les locaux ramasser les morceaux. À Athènes, à Rio, c’était déjà le même scénario. Paris n’échappera pas à cette règle cynique. Et ne croyez pas que le « projet de la décennie » profitera aux habitants de Saint-Denis ou des banlieues alentours. C’est marrant, mais les promesses d’emplois et de renouveau économique sonnent toujours mieux dans les conférences de presse que dans la vraie vie.
Une commission populaire qui dérange
C’est là que LFI et sa Commission d’Enquête Populaire entrent en scène, avec la subtilité d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Ils ont décidé de poser les vraies questions : À qui profitent vraiment ces Jeux ? Qui paye l’addition ? Quels dégâts collatéraux sur le tissu social et urbain de la ville ? Oh, bien sûr, tout le monde sait que ce n’est pas vraiment une commission « officielle », mais une espèce de happening politique pour attirer l’attention. Mais merde, parfois il faut bien ça pour secouer les cocotiers.
Vous savez ce que j’adore avec cette enquête ? C’est qu’elle fout tout le monde mal à l’aise. Le Comité d’Organisation des Jeux de Paris 2024 (COJO), le gouvernement, les sponsors… Tous sont obligés de sortir du bois et de justifier l’injustifiable. L’argent public ? Mais c’est pour la fête, voyons ! Les expulsions ? Un mal nécessaire pour le progrès ! Les dépassements de budget ? La norme, ma chère.
La fête pour qui, en fait ?
Mais au-delà des grandes phrases, des « c’est pour le bien commun », il y a une réalité qui pue. Paris 2024 n’est pas la fête des Parisiens. C’est la fête des riches, des marques, des télévisions, et de la politique-spectacle. Tout le reste n’est que du bruit pour remplir les JT du soir. Et les riverains, eux, ils voient déjà les soucis : transports bloqués, insécurité, gentrification accélérée. Parce que oui, quand tout ça sera terminé, il restera quoi ? Des souvenirs de podiums et des terrains vagues, comme à Rio, comme à Athènes.